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L’influence des astres : réalité ou illusion ?

Patrick Le Guen

Le thème astral représente, pour faire simple, un ensemble de forces (cycliques) liées à l’organisation particulière du système solaire au moment et au lieu d’une naissance. Le thème astral dans sa représentation en deux dimensions est une sorte de photographie de l’état du ciel qui indique les positions planétaires dans la sphère locale. On peut y voir les planètes qui se lèvent, celles qui culminent ou se couchent à l’horizon, on y voit aussi la bande zodiacale, avec le signe qui se lève (à l’ascendant), etc. Le thème astral fait apparaître aussi les distances angulaires significatives (ou aspects) entre ces différents points.

Le thème astral représente donc toute cette organisation spatio-temporelle du ciel de naissance. Il y a là un champ de forces planétaires qui va influencer, conditionner le vivant. Cette hypothèse astrologique, que je dirai naturelle, me semble être la base commune de l’astrologie occidentale qui s’enracine dans la tradition grecque et sumérienne.

Le ciel des astrologues n’est pas coupé du ciel des astronomes

Il faut reconnaître, cependant, qu’on ne connaît pas encore avec certitude (faute de mesures « objectives ») la nature de ces forces cosmiques et planétaires, il y a pourtant des hypothèses qui me paraissent raisonnables : effets gravifiques (influences des microgravités), effets de résonance, effets thermiques (rayonnement infrarouge). Ces différentes hypothèses privilégient un support physique, ce qui n’exclut d’ailleurs pas l’émergence possible d’une dimension symbolique dont le thème peut rendre compte également.

Il revient à l’astrologue Jean-Pierre Nicola d’avoir approfondi, sans avoir toujours été bien compris de ses pairs, la question des rapports entre signaux physiques et symboles. Autrement dit, le ciel des astrologues n’est pas coupé du ciel des astronomes. L’un (le ciel des astrologues) découle de l’autre sans le détruire.

Si l’être humain n’était pas un récepteur extrêmement sensible, doté de performances exceptionnelles en terme de traitements et intégration d’infimes signaux qui lui proviennent de son environnement géo-solaire, l’influence céleste ne serait pas pour lui aussi puissante et déterminante.

L’homme peut capter des signaux subtils comme les animaux

En effet, elle trouve dans l’homme un écho évident. Ce récepteur humain peut donc capter et traiter les nombreux signaux subtils de nature céleste (donc périodiques) et y répondre de manière adaptative. C’est là, sans conteste, un fait exceptionnel dans l’évolution des espèces.

L’espèce humaine aurait donc avec le ciel quelques atomes crochus, ce qui ne serait pas le cas du singe, avec qui pourtant elle partagerait 99% de son patrimoine génétique ! Cette sensibilité au temps cosmique distinguerait l’homme du règne animal. A ce titre, la « théorie des âges » de l’école conditionaliste est éloquente : les stades de maturation psychoaffective de l’homme seraient en phase avec les durées de révolution sidérale des planètes du système solaire. Il y a là une voie de recherche entre astrologie et psychogénétique qui mériterait selon moi une investigation approfondie.

Néanmoins, il semble que les animaux soient quelque peu sensibles aux influences solaires et lunaires, mais leurs réponses adaptatives sont sans conteste beaucoup moins riches et originales que celles de l’espèce humaine. Ce qui fait dire aux philosophes que la grande différence entre l’homme et l’animal, est que ce dernier n’a pas d’histoire… l’homme crée du neuf, de la culture. L’animal étroitement lié à ses instincts, contrairement à l’homme, ne peut parvenir par lui-même à se changer.

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